Comment être sûr du consentement dans une relation ?

Le consentement dans une relation conduit à un trio gagnant : il permet de protéger sa partenaire, de vivre intensément et de se protéger.

Certains hommes pensent que la démarche de recueillir le consentement manque de charme, de spontanéité et que cela ne concerne que les jeunes générations. Il n’en est rien, désormais la plupart des femmes n’acceptent plus les maladresses ou agressions masculines et elles attendent au contraire cette démarche bienveillante toute simple qui consiste à tenir compte de leurs envies et limites.

Le consentement, c’est quoi exactement ?

Aux yeux de la loi, il est désormais nécessaire pour chaque personne de verbaliser et/ou écrire les interactions avant qu’elles n’aient lieu. La consommation d'alcool, de médicaments ou de stupéfiants rend possiblement le consentement caduque.

Le consentement doit être :

  • Libre : Sans pression sociale, professionnelle ou morale.

  • Éclairé : Les deux partenaires savent exactement ce qu'ils acceptent.

  • Réversible : Un "oui" au début ne vaut pas pour toute la durée de l'acte.

Le silence ne vaut plus consentement et l'absence de résistance physique n'est plus une preuve de l'accord du partenaire.

Comment s’assurer du consentement ?

Pour faire simple, désormais, lorsque les indicateurs du désir semblent réciproques, toute personne doit demander par exemple : Acceptes-tu que je t’embrasse ? Es-tu ok pour avoir une relation sexuelle avec moi ? As-tu des limites dans tes pratiques ?

On peut aussi faire ces demandes par écrit et s’assurer verbalement qu’il n’y a pas eu de changement juste avant l’acte.

C’est très technique, très factuel et ça ressemble parfois à une liste ou un tableur, il faut s’y habituer. Ceux qui sont accoutumés à cette démarche vous diront tous la même chose : cela n’enlève rien au charme de la rencontre. Ce sont les nouveaux codes relationnels.

Si la réponse à ce type de questions est un vrai oui assuré, le consentement est acquis. Attention, rien n’est définitif, si l’un des partenaires change d’avis, la pratique doit cesser sans que l’on ait à se justifier. Un moment de dialogue est alors le bienvenu pour comprendre ce qui s’est passé.

Et les élans du corps, les messages non verbaux, la tension interne du désir ?

Fort heureusement ils demeurent. Ces émotions qui nous sont chères sont celles qui vont peu à peu guider deux personnes à la dernière étape avant d'interagir : recueillir le consentement de l'autre. La majorité des rencontres laisse toujours de la place aux regards, aux odeurs, aux sourires, au charme et à l'imagination. Avant on ne demandait pas et on se lançait. Aujourd’hui on demande et on évite les dégâts et les malentendus. Essayez !

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